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Vous n’avez pas été sans remarquer que le rythme de publication sur le magazine Kedistan a chuté, voire s’est réduit à zéro depuis plus d’un mois.
Nos fidèles lectrices et lecteurs qui nous suivent depuis 2014 et nous ont d’ailleurs pour beaucoup considérablement aidés financièrement souvent, pour maintenir la publication à un niveau constant, ont de quoi s’étonner de la disparition du magazine dans l’actualité, et nous leur devons une explication sincère.
La toute première et l’essentielle, est liée à “l’usure” progressive de la petite équipe bénévole, après quasi 9 années où chacun.e fut à la tâche, et tout particulièrement du noyau de mise en ligne et de gestion quotidienne de l’outil magazine. Cette “usure” s’accompagne de quelques soucis de santé qui ne recommandent pas l’usage de l’outil informatique ou des écrans. Une sorte de “pénibilité” en somme, puisque nous sommes au coeur du sujet en ce moment en France.
Nous constatons cependant que le fond d’archive de plus de 4000 articles reste largement consulté, ce qui nous récompense du travail accompli et bien sûr nous engage à le laisser disponible en ligne.
Nous n’avons pas tenté de rivaliser avec les publications mainstream concernant le séisme récent en Turquie et Syrie, vous l’aurez constaté. Les quelques publications que nous avons relayées ou analyses que nous avons fournies suffisaient à notre sens pour comprendre l’ampleur de ce désastre et situer l’évènement dans l’histoire récente de la Turquie et de la Syrie. Le reste nous a touché suffisamment pour que personne n’éprouve l’envie de satisfaire au voyeurisme ou au pathos par des articles inutiles et à sensation.
Des élections se préparent en Turquie, dans ce contexte de catastrophe. Elles seront décisives, nous n’en doutons pas. Nous n’y sommes pas indifférents et un résultat qui verrait le régime AKP/MHP remis en cause ouvrirait une pause probable permettant à certain.es d’entre nous de pouvoir renouer avec ami.es, camarades et familles, puisque tous et toutes sommes actuellement personae non grata sur place. Nous publierons donc sur le sujet, mais sans pour autant laisser penser qu’une “nouvelle” majorité kémaliste serait une “révolution”.
Vous l’aurez compris, l’heure n’est pas à l’enthousiasme.
Nous maintiendrons bien sûr les publications d’auteurs ou autrices invitées qui nous parviendrons dans la mesure du possible et reprendrons le clavier chaque fois que nous le jugerons nécessaire et que nous n’aurons pas le sentiment de nous répéter encore et encore.
Encore merci, chères lectrices et lecteurs, de nous accorder attention, malgré ces blancs.




