Nous sommes à Kadiköy, sur la rive anatolienne d’Istanbul. Avançons un peu sur l’avenue de Bahariye, nous arrivons devant un muret, sur lequel sont laissés des repas offerts à ceux qui en on besoin. Une chaîne de solidarité.

L’idée du « café suspendu » est transformée ici, à une campagne de solidarité pour la nourriture. C’est une initiative des habitants et des commerçants du coin et dans les sacs on trouve aussi bien des plats offerts par les commerçants que d’autres que les riverains ont cuisinés et rapportés de la maison.

Il s’agit pour cette première fois, du muret de l’Eglise Aya Triada, mais ne cherchez pas tout de suite quelque chose en lien avec la religion. C’est juste que les grilles sont bien tombées pour servir de supports pour « suspendre » les repas.

repas suspendu kadikoy solidarité

La solidarité et l’entraide, dans une société égalitaire, relèverait normalement du “dépannage”. Là, cela relève de l’essentiel pour la survie d’autres que soi. Et l’évolution de la société turque, la crise économique larvée, promet des lendemains difficiles. Ces lieux d’entraides vont se développer sans doute. D’ailleurs c’est exactement ce qui préoccupe les initiateurs solidaires. Ils cherchent pour la continuité de la campagne, des solutions plus discrètes pour ceux qui se serviront, et pour garder les aliments dans de meilleures conditions.

Ce n’est pas étonnant de voir que les habitants se lancent dans des projets de solidarité. Le coaskidanevar tabelau solidariténcept « café suspendu » a reçu un accueil très chaleureux en Turquie. Non seulement plusieurs établissements se sont mis à l’appliquer, et pas que pour le café, car d’autres initiatives plus conséquentes ont vu le jour.

Askıda ne var est un de ces “projets de responsabilité civile”. Il donne aux étudiants, la possibilité de se nourrir gratuitement, mais pas que… Ce projet intègre aussi l’habillement et comme il faut nourrir aussi l’âme, les étudiants peuvent également obtenir des billets de concerts et du théâtre. Les étudiants s’incrivent au projet en quelques clics sur internet, ensuite ils peuvent se servir des “repas suspendus” offerts par les clients solidaires des établissements inscrits également à l’initiative.


Traduit par Kedistan
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