Face à tous les replis identitaires, réponses pavloviennes à la crise mondiale du capitalisme financiarisé, fuites faussement souverainistes où les Etats nations veulent restaurer leur puissance nuisible à toute démocratie, la réponse des “gauches”, depuis des décennies, alors que la force du dit “mouvement ouvrier” n’est plus que l’ombre bureaucratisée d’elle-même, erre entre co-gestion des crises et radicalité impuissante.

C’est un constat que faisait peu avant sa disparition le penseur anarchiste Murray Bookchin, dans son ouvrage “La Révolution à venir. Les assemblées populaires et la promesse de la démocratie directe” (The Next Revolution. Popular Assemblies and the Promise of Direct Democracy).

Il tentait par là d’introduire un débat sur des propositions alternatives, au sein du “mouvement révolutionnaire”, au début des années 1990.

…”À moins qu’il ne soit complètement détourné de sa forme et vidé de son sens, le municipalisme libertaire est un possible désirable pour lequel il faut lutter. Il nous parle d’un temps (qui viendra, espérons-le) où les personnes, aujourd’hui dépossédées de tout pouvoir, chercheront activement à se le réapproprier. S’épanouissant dans un rapport de force contre l’État-nation, il est aussi bien un processus qu’une lutte à mener, et non une quelconque faveur accordée par les sommets de l’État…

Le livre, dans sa traduction française, est disponible en librairie, paru aux Editions Agone.

Il n’a rien d’un programme électoral mais, parce que le “municipalisme libertaire” existe à l’état embryonnaire au Rojava, fortement menacé, et parce qu’il s’agit d’une réflexion globale, politique, sociale, écologique stimulante, cette lecture ne peut qu’éclaircir nos esprits.

Constatant en effet, que cette réflexion qui a plus de trente années nous parle du monde d’aujourd’hui, ses crises en étant devenues plus évidentes encore, nous ne saurions trop conseiller cette lecture de Murray Bookchin.

En voici un extrait.

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