Alors que le régime de Bachar vient de s’effondrer en Syrie et que des possibles s’ouvrent tout autant que de nouveaux dangers se profilent dans l’ensemble de la région, alors que nous pourrions nous sentir en cela encouragés à poursuivre notre travail de documentation, KEDISTAN jette pourtant l’éponge, définitivement.
Trop de fatigue, de désillusions, de blocages de la situation, notamment en Turquie, ont eu raison de l’équipe, qui déjà depuis deux ans publiait peu.
La continuité du soutien apporté à des ami.es emprisonné.es, aujourd’hui libéré.es, dans leur nouvel activisme, alors que d’autres sont toujours poursuivis, nous avait déjà pris beaucoup de temps et d’énergie. Ces libérations avaient été perçues comme des récompenses pour toutes celles et ceux qui par l’entremise du magazine en ligne, avaient oeuvré dans ces campagnes réussies de soutien. Elles ont figuré en premier dans les raisons d’être de KEDISTAN.
Nous laissons bien sûr en ligne toute les archives de cela, et les plus de 4000 articles de documentation et d’analyses publiés depuis l’origine.
Nous savons que le magazine KEDISTAN a contribué à sa manière comme centre de ressources pour toutes celles et tous ceux qui s’intéressent à la Turquie et à son environnement proche, l’histoire de ses Peuples et la géopolitique du Moyen Orient. L’archive et le site qui l’abrite resteront donc entièrement disponibles, à cette même adresse web, tant que nous pourrons le garantir. Dans le pire des cas, sachez que les publications de 8 années ont été archivées également par la BNF et y sont donc logiquement disponibles.
Un grand merci encore à toutes celles et tous ceux qui nous ont suivis, encouragés, et même soutenus financièrement. Vous étiez quelques centaines de milliers à être fidèles dans les moments les plus forts. Un grand merci aux contributrices et contributeurs, aux autrices et auteurs, aux journalistes, qui ont animé le magazine. Chacun.e connaît la part du travail accompli.
Ce sera donc le dernier texte qui restera en Une.
Une presque décennie se ferme, les yeux toujours grands ouverts.




