Soirée Arte 22 mars 2016 : La fin des Ottomans

ottomans

Documentaire en deux parties, “la fin des Ottomans”, ou le Moyen-Orient en éclats.

Vous ne direz plus, “je ne m’y retrouve pas dans ce siècle passé”… Ce documentaire vous permettra d’éclairer le présent, et d’avoir un regard en abîme sur le passé.

Comprendre la Turquie d’Erdogan, c’est connaître ses références, comme regarder en face ce que cette Turquie refoule au plus profond, derrière ce nationalisme en oeuvre encore au Kurdistan.

A voir donc, l’émission ou le replay…

 

Cette première partie rappelle comment, à partir de 1821, date du soulèvement grec, jusqu’aux guerres balkaniques de 1912-1913, l’Empire ottoman se retire définitivement d’Europe, mettant un terme à près de cinq siècles de présence dans les Balkans. Cette histoire commune fut celle d’une coexistence complexe entre peuples chrétiens, musulmans et juifs, organisés par millet, ou communautés confessionnelles. Mais les appartenances religieuses vont progressivement cristalliser des identités nationales rigides et exclusives – serbes, grecques, bulgares… – aujourd’hui encore en conflit, plus de quinze ans après la fin des guerres de Yougoslavie.

Six siècles durant, l’immense Empire ottoman a imposé sa puissance sur trois continents et sept mers. Terre des Lieux saints des trois monothéismes, mosaïque de langues, de cultures et de religions sans équivalent dans l’histoire, cette puissance exceptionnelle s’est pourtant effondrée en moins d’un siècle, de l’indépendance de la Grèce, premier État-nation à s’émanciper de l’Empire en 1830, jusqu’à l’avènement de la République de Turquie en 1923, sous l’égide de Mustafa Kemal Atatürk. Des guerres israélo-arabes à l’éclatement de la Yougoslavie, de l’invasion de l’Irak au chaos syrien, ses ruines et ses lignes de faille, autant ethniques que religieuses, ont façonné un monde moderne dont les fractures multiples apparaissent désormais au grand jour. Passionnant et dense, ce documentaire en deux parties retrace avec fluidité la mécanique politique, économique et sociale qui a conduit l’Empire ottoman à sa fin. Grâce à des images d’archives rares et aux contributions éclairantes d’historiens américains, européens et proche-orientaux, il fait revivre une page d’histoire largement méconnue, mais essentielle pour comprendre les bouleversements contemporains.

C’est un Empire ottoman affaibli qui entre en guerre en 1914, aux côtés des Empires allemand et austro-hongrois. Désormais recentré sur l’Asie Mineure – l’Anatolie – et ses dernières provinces arabes de Syrie, de Palestine, de Mésopotamie et du Hedjaz (ouest de la péninsule arabique), l’Empire ottoman est en guerre sur toutes ses frontières. C’est dans ce contexte de repli que se déroule l’extermination des Arméniens, premier génocide du XXe siècle. Mais peu après, les aspirations nationales gagnent les peuples arabes, las du joug ottoman, de plus en plus répressif sous le régime des Jeunes Turcs. Britanniques et Français vont exploiter cette soif d’autonomie pour asseoir leur mainmise sur le Proche et le Moyen-Orient, au mépris des promesses faites durant la Grande Guerre. Naissent ainsi des nations fragiles aux frontières contestées : Liban, Syrie, Palestine, Transjordanie, Irak… Une région aujourd’hui bouleversée par des conflits qui trouvent leurs racines dans ces années cruciales.

Six siècles durant, l’immense Empire ottoman a imposé sa puissance sur trois continents et sept mers. Terre des Lieux saints des trois monothéismes, mosaïque de langues, de cultures et de religions sans équivalent dans l’histoire, cette puissance exceptionnelle s’est pourtant effondrée en moins d’un siècle, de l’indépendance de la Grèce, premier État-nation à s’émanciper de l’Empire en 1830, jusqu’à l’avènement de la République de Turquie en 1923, sous l’égide de Mustafa Kemal Atatürk. Des guerres israélo-arabes à l’éclatement de la Yougoslavie, de l’invasion de l’Irak au chaos syrien, ses ruines et ses lignes de faille, autant ethniques que religieuses, ont façonné un monde moderne dont les fractures multiples apparaissent désormais au grand jour. Passionnant et dense, ce documentaire en deux parties retrace avec fluidité la mécanique politique, économique et sociale qui a conduit l’Empire ottoman à sa fin. Grâce à des images d’archives rares et aux contributions éclairantes d’historiens américains, européens et proche-orientaux, il fait revivre une page d’histoire largement méconnue, mais essentielle pour comprendre les bouleversements contemporains.

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