La mode de l’esclave

Le mot ” mode” est un mot familier depuis de nombreuses années et que l’on entend beaucoup ces derniers temps. Les nouvelles tendances, les couleurs populaires de la saison, les chaussures les plus portées cette année, les vestes, les shorts etc.. sont des notions amenées par le terme mode. Les produits présentés par la mode s’installent rapidement dans nos vies. Le capitalisme se nourrit bien évidement de cette situation et travaille tous les jours, toutes les heures à faire en sorte que le concept de mode s’installe dans nos esprits. Après avoir mis des publicités sur tous les panneaux que nous pouvions croiser sur notre passage, ils ont trouvé cette fois un tout autre chemin. Ce nouveau chemin est «  la rédaction de blogs ». Un blogueur, une fois qu’il a eu assez d’abonnés, fait de la publicité des produits que le capitalisme a créés pour les femmes. Mis à part les produits de grandes marques, d’autres produits crées par le labeur des femmes sont présentés. Nous pouvons dire que les auteurs de blogs sont sont sous le charme du capitalisme. Quand on jette un œil un peu plus détaillé sur ces blogs, on se rend compte qu’il ne s’agit pas la seulement de robes, de vestes etc. Vous pouvez être confronté a un produit patriarcal. Par exemple ces derniers jours dans les blogs à la mode, vous trouverez le bracelet LOVE de chez Cartier et ayant déjà reçu la préférence de nombreuses femmes. Ne vous demandez pas si un bracelet peut être patriarcal. S’il peut rappeler la ceinture de chasteté, pourquoi pas. Le bracelet «  love » de chez Cartier crée en 1969 par Aldo Cipullo symbolise l’amour éternel et la fidélité. Parce que quand vous vous voyez offrir ce bracelet par votre compagnon, il en garde un morceau avec lui. Comme vous pouvez le constater sur la photo, le bracelet a des vis. Votre compagnon vous attache et sert les vis du bracelet a votre poignet grâce au petit tournevis dont il dispose. Il garde ce petit tournevis et il vous est alors impossible d’enlever le bracelet sans lui. Le bracelet est comme prisonnier à votre poignet et son nom « love »  vient de cette situation d’esclavagisme. Cette perception nous entraine a penser que la femme est non seulement prisonnière de cet homme mais qu’en plus elle n’aurait le droit d’aimer qu’un seul homme dans sa vie. La source d’imagination de ce produit n’est autre que la ceinture de chasteté utilisée par les hommes jaloux qui partaient en guerre au moyen-age. Finalement ce produit n’est autre qu’un produit crée a partir de l’image que le capitalisme a de la femme et qui est diffusé une fois encore a travers « la mode » et la popularité. Mais nous les femmes savons que le capitalisme tue la beauté. Nous sommes conscientes qu’il exploite nos corps et qu’il se sert de nous comme outils pour toutes ces publicités. C’est pour cela que nous, les femmes, refusons d’être les esclaves de la mode capitaliste.

Source : Deniz T., Esir modasi, Kadinlarsokakta, 5 aout 2014. Le groupe Kadinlar Sokakta, littéralement : les femmes sont dans la rue, est une collectif libertaire féministe de Turquie.

NDLR : Notre rédaction étant très intriguée par le dit bracelet, nous avons voulu aller vérifier. Et il s’est avéré que le fameux bracelet, en plus d’être muni avec un tournevis, comporte un numéro de matricule… ferrées, numérotées, pour les grosses marques à pognon aveuglée par l’envie de gagner toujours plus et encore plus, les femmes ne sont plus que de vulgaires que du bétail à qui il faut imposer une traçabilité, tout juste comme de la viande. C’est beau la mode, n’est-ce pas, les filles ?

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Le petit magazine qui ne se laisse pas caresser dans le sens du poil.
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